Le thym commun de nos collines, revue n° 41 de l’Encre de mer

L’Encre de mer reprend la parution d’une revue, avec des témoignages de gens de métier et de scientifiques, de la peinture, de la cuisine, des photos, de la poésie…

Voir aussi en complément : Le thym, indicateur du changement climatique

Revue 41 1ère page

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Le thym, indicateur du changement climatique

P1320041En Méditerranée, le phénomène mondial est, pour le moment, peu palpable. Mais des signes apparaissent. Les pêcheurs prennent de plus en plus d’espèces venant des eaux chaudes et le nombre de jours avec des régimes de vent fort est en hausse. Sur terre, on a l’impression que des fruits mûrissent plus tôt qu’avant ou que telle plante n’a pas gelé depuis quelques années. Des observatoires participatifs ont même été mis en place. (http://www.obs-saisons.fr/).

Une étude scientifique a été réalisée par des chercheurs de Montpellier sur les populations de thym. Pourquoi le thym ? Notre thym commun (Thymus vulgaris) est plus complexe qu’il n’y paraît. Il en existe, dans le sud de la France, 6 sortes ou 6 « chémotypes » qui diffèrent par la composition des substances aromatiques fabriquées. Ces chémotypes peuvent être regroupés en deux familles : les phénoliques et les non-phénoliques (selon qu’ils fabriquent des phénols ou non !). Continuer la lecture

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A la découverte du lierre !

La hulotteIl y a les passionnés des plantes, c’est une affaire entendue, et puis il y a ceux qui ont l’art de donner du sens à ce qui nous entoure. Quoi de plus commun que le lierre qui envahit les vieux jardins, qui court le long des murs et autour des troncs des grands arbres. Quoi de plus banal que ces feuilles vert-foncé le long des voie ferrés, dans les forêts, les villes et les parcs ? Et pourtant, c’est une histoire étonnante que la vie de cette plante racontée par l’auteur de la Hulotte.

Loin d’être nocive pour les arbres, elle en favorise la croissance. Elle protège aussi les murs et les façades à moins que les édifices ne soient déjà sérieusement fissurés. Dans ce cas seulement, l’association des deux n’est pas recommandée. On lui compte pas moins de 3 vies qui peuvent s’écouler sur plusieurs centaines d’années, si on ne le coupe pas avant. D’abord rampant, puis grimpant, avant de fabriquer de véritables petites branches qui s’orneront de bouquets de fleurs à l’automne, juste au moment où la plupart des plantes sauvages sont déjà fanées. Les insectes dont les mouches, les guêpes, les bourdons, les papillons et les abeilles, et même une abeille sauvage qui lui est dédiée, l’abeille du lierre, ne se privent pas de ce pollen et de ce nectar qui arrivent à point nommé.  A vrai dire, plus de 200 espèces viennent ici se rassasier ! A la fin de l’hiver, ce sont ces fruits qui nourriront les oiseaux qu’elle loge derrière son feuillage épais.

Sans titre 1

Le lierre du portail, couvert de fruits qui attendent le printemps pour mûrir…

Bref, je vous laisse découvrir tout cela dans les 2 dernières numéros de La Hulotte. Pour ma part, je guette maintenant, avec plaisir et amusement, cette incroyable plante qui se niche un peu partout et qui rend dans l’ombre de son feuillage tant de services à ceux qui l’entourent !

https://www.lahulotte.fr/

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Bientôt sur le site, le nouveau bulletin de l’Encre de mer !

première page siteL’équipe de l’Encre de mer reprend la parution d’un bulletin, en partenariat avec l’Alliance Slow-Food des cuisiniers, le convivium Slow Food Méditerranée, Planctons et Innovations et l’UCPPM, l’Union des Communautés de Prud’hommes Pêcheurs de Méditerranée. Notre objectif : mieux connaître les produits, les façons de produire et de transformer, et plus généralement les terroirs, les milieux naturels dans lesquels nous vivons.

Le premier bulletin est consacré au « Thym commun de nos collines », une plante en apparence banale mais qui ouvre, au travers de « chémotypes » un panel d’arômes et de saveurs qui sont autant de moyens d’adaptation au climat et à la nature du sol. A cela s’ajoutent les moyens chimiques de la plante pour attirer les pollinisateurs, repousser les ennemis ou les concurrents… un univers que nous méconnaissons souvent quand nous allons cueillir nos brins dans la colline.

Le numéro suivant est consacré à « La garrigue et ses cueilleurs » et l’histoire récente de cette génération qui a réinvesti les massifs quand l’exode rural tendait à les vider, et qui a cherché à vivre en cohérence avec la nature, traçant une voie pour la génération suivante.

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Infos pratiques : Vous pouvez vous abonner pour 6 numéros en nous adressant un chèque de 12 euros (dont 6 euros pour les frais d’envois en France). Vous pouvez soutenir notre action en versant un peu plus, notre association ne bénéficiant plus de subventions. Vous pouvez aussi patienter ! Les contenus seront bientôt en ligne sur ce site, avec même des articles complémentaires.

(Chèque libellé à l’Encre de mer et à adresser à : L’Encre de mer, 269 Montée Sœur Vincent, 83110 Sanary)
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Vivre « en commun » dans un avion : récit d’un voyage peu commun

20180831_121056_resizedSur le chemin du retour de Ténérife, l’avion dans lequel je suis commence à rouler pour gagner la piste de décollage. Plongée dans mon livre, je n’y prête guère attention jusqu’à ce que j’entende ma voisine dire : « Il retourne à la base ». Effectivement, l’avion revient à son point de départ et je vois un passager, debout dans l’allée, qui parle nerveusement aux voisins alentour. Le steward fait une annonce, disant qu’il y a un problème et que nous allons être renseignés. Puis, il demande au passager de s’assoir et annonce finalement à la radio que ce passager a un comportement inacceptable et qu’il va descendre. Petit flottement parmi les voyageurs…

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Une symphonie composée au rythme des êtres aquatiques, grands ou petits…

La voix des océans« Le 22 juillet à la citadelle de Port-Louis, à la nuit tombée, un orchestre composé de 40 musiciens attaque les premiers accords de la Suite Symphonique :  »  La Voix des Océans « . 50 minutes de musique symphonique avec des images qui mettent en valeur la vie des océans et du plancton suivi d’un accueil extraordinaire du public et des journalistes ! »

Il fallait la détermination et la passion de Pierre Mollo, spécialiste du plancton, le talent musical d’Antonio Santana et l’art cinématographique de Jean-Yves Collet pour immerger le public dans un bain musical et océanique à Port-Louis (Morbihan) qui fêtait les 400 ans de son nom et de sa citadelle.

On attend avec impatience la tournée de cette symphonie dans tous les ports, estuaires, lagunes, et sur les rivages de nos fleuves et rivières afin de découvrir, sous le charme, la poésie des peuples de l’eau.

https://www.letelegramme.fr/morbihan/port-louis/400-ans-un-final-epoustouflant-23-07-2018-12034560.php

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lorient-56100/pays-de-lorient-succes-du-4e-temps-fort-des-400-ans-de-port-louis-5893137

 

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Pollution plastique des mers : Expédition 7e Continent pour la première fois en région PACA

Expédition 7ème continentDe Marseille à Nice au mois de juillet, d’Antibes à Propriano au mois d’août, l’ONG Expédition 7e Continent est, pour la première fois, en Méditerranée : une opération de port en port du 14 juillet au 15 août, pour venir à la rencontre du vacancier, lui expliquer la nature et l’urgence de la pollution plastique des océans. Et ce qu’il peut faire, à l’aune de son quotidien.

Expédition 7e Continent est l’ONG qui, par ses expéditions à caractère scientifique dans les gyres du Pacifique et de l’Atlantique Nord, y a démontré la présence de nanoparticules de plastique. Les gyres, du grec « rotation », sont ces gigantesques tourbillons de courants marins formés par leur convergence, sous la force de Coriolis due à la rotation de la Terre. La présence de plastique jusque dans les gyres de l’océan témoigne du degré de contamination, et de l’urgence.

 «Cela me révolte, parce que nettoyer les océans, ça n’existe pas ! » Continuer la lecture

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Redonner son libre cours à la Durance : un enjeu pour tout le bassin versant

René BenedettoL’Asssociation « L’Etang Nouveau » propose une solution digne d’être étudiée de près pour redonner son libre cours à la Durance, tout en maintenant les 13 centrales hydroélectriques qui s’échelonnent entre le Lac de Serre Ponçon et l’Etang de Berre.
(vidéo : cliquer sur la photo)

Depuis 60 ans, un canal usinier de 250 km de long détourne l’eau de la rivière pour alimenter les centrales EDF. Un bras a même été détourné vers l’Etang de Berre dénaturant, par des rejets massifs et irréguliers d’eau douce et  de limons, cet étang marin. La mobilisation et l’action juridique des pêcheurs, au travers de La Coordination des Pêcheurs, ont abouti à la réduction des 2/3 des rejets dans l’Etang de Berre (cf notre article précédent). Mais cet ouvrage destiné à dompter, canaliser et rendre productif le flux de cette rivière tumultueuse, probablement une prouesse technologique à l’époque, s’avère être lourd de conséquences pour l’ensemble du bassin versant. C’est ce que dénonce l’Association l’Etang Nouveau, tout en proposant une solution technologique… Continuer la lecture

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Pétardement, un désastre récurrent pour la faune marine…

Dauphin blanc bleu dans la Baie de La Ciotat

Dauphin blanc bleu dans la Baie de La Ciotat

Epilogue : Alertée, l’armée a bien voulu voir avec le Prud’homme de La Ciotat pour déplacer au large le lieu de pétardement…

Une nouvelle fois, les pêcheurs artisans s’élèvent contre un pétardement programmé en mer de la Marine Nationale. Depuis des décennies, sans crier gare et par une brève transmise parfois peu de temps avant « l’opération » aux navigants, la Marine procède à des pétardements aux abords du littoral, des réserves, des parcs nationaux… Elle désertifie nos champs marins situés sur le plateau continental, ceux-là mêmes qui sont inclus dans les zones de pêche prud’homales et cela, sans concertation. Arguant du principe de « sécurité » avec en fond d’écran les images de guerre si souvent vues à la télé, la Marine s’impose en défenseur des populations. Pourtant, il semble que le sujet soit plus complexe…

Cette fois-ci, c’est Gérard Carrodano, premier prud’homme de La Ciotat, qui a réagi sur les réseaux sociaux : « Que vont devenir les poissons, les dauphins et l’ensemble de l’écosystème qui ont élu domicile depuis plusieurs mois aux abords de l’Ile Verte et en baie de La Ciotat ? A partir de dimanche 15 et jusqu’au jeudi 19 est prévue une opération de pétardement sous la responsabilité de la Préfecture Maritime. Scénario que l’on connait bien et refrain identique aux opérations antérieures : les explosifs doivent être neutralisés et donc pétardés ! Ces explosifs (probablement des bombes de la dernière guerre) sont immergés depuis 70 ans et n’ont tué personne. Et là, en une fraction de seconde grâce aux charges qui vont être ajoutées, on va stériliser une zone que la nature a créée au fil des décennies. La baie de La Ciotat est depuis plusieurs mois peuplée de grands bancs de sardines. Les sardines attirent les grands prédateurs que sont les dauphins, les thons, les espadons et autres poissons. Mais visiblement, on préfère utiliser la bonne vieille méthode ancestrale du « BOUMMM ». C’est pas grave, on accusera les pêcheurs quand des dauphins s’échoueront sur les plages, le scénario est habituel ». Continuer la lecture

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Palmarès des films et bilan de l’édition 2018 – 10 e édition du Festival de Films Pêcheurs du Monde

Une fois n’est pas coutume, l’équipe de l’Encre de mer était heureuse de présenter 2 films à cette édition du festival : Un monde relationnel et Enquête sur ma mer qui parlent notamment des combats des prud’hommes pour préserver leur mode de gestion collective des zones de pêche et de leurs ressources marines.

Pour l’équipe du Festival « Pêcheurs du monde » dont nous essayons de suivre la programmation depuis sa création, cette 10ème édition  » a conforté la philosophie première du Festival : donner la parole aux communautés de la mer qui luttent face aux enjeux supra-nationaux, face aux industries pétrolières ou face aux ONG pétries de bonnes intentions. La défense de la nature, de la faune et de la flore ne peut passer que par une défense de l’homme. «Atlantic», «Poisson d’or, poisson africain », « Inuk en colère »…ont marqué à cet égard cette  édition ».

Sur les 14 films en compétition, le Jury Professionnels et le Jury Jeunes ont décerné 8 récompenses.

Mention spéciale du JurPoisson d'ory Jeunes,  mention spéciale du Jury Professionnels et prix du public : «POISSON D’OR, POISSON AFRICAIN» de Thomas Grand et Moussa Diop (Sénégal- 2017). J’en ai retenu des images magnifiques du débarquement des poissons qui sur le dos des porteurs traversent la plage en serpentant entre la foule pour rejoindre les fumoirs. Continuer la lecture

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