Les actualités du Collectif Pêche et Développement

Du 11 au 14 août 2008

- France, crustacés : Les caseyeurs à quai à cause d'un marché trop mou - Les mareyeurs boulonnais n'ont plus la pêche ! - Mayotte : Une aquaculture peu étoffée, mais bien coordonnée - DOM : La flottille doublée sur le papier - Cambodge : Les pêcheurs se mobilisent - Les Philippines et Timor-Est signent un accord de coopération - La production de pangasius explose au Vietnam

France, crustacés : Les caseyeurs à quai à cause d’un marché trop mou

A cause des problèmes de production, de stockage et de commercialisation des gros crustacés, toute la filière bretonne s’est retrouvée à Landivisiau (Finistère), le lundi 4 août, et a décidé de lever le pied lors des prochaines marées du mois. En amont de cette crise, on trouve paradoxalement le résultat d’une très saine gestion de la ressource. Une situation qui, en aval, provoque des problèmes de surproduction, de surcharge des viviers et de grosses mortalités, auxquels s’ajoutent des difficultés plus globales de marché. Pour tenter de rétablir le marché du tourteau, patrons et mareyeurs ont ainsi convenu de limiter les apports du mois d’août en supprimant carément une marée par bateau.

Source : Alain Le Duff,
Le Marin, 8 août 2008

Les mareyeurs boulonnais n’ont plus la pêche !

Les mareyeurs boulonnais n’ont plus la pêche ! Après le conflit des pêcheurs qui a durement secoué la place boulonnaise, les mareyeurs ont le sentiment d’avoir été oubliés purement et simplement. Or, aujourd’hui, ils paient aussi l’addition de plus de deux mois de conflit, d’un marché en berne, suivi de l’arrêt biologique en ce moment de 80 % de la flottille. Les mareyeurs ont, au début, affiché leur solidarité avec les pêcheurs. Mais si ces derniers ont touché des aides gouvernementales (prix du gazole), les mareyeurs n’ont obtenu que des vagues promesses qui ne sont toujours pas honorées aujourd’hui. Les conséquences du conflit se font ressentir aussi dans la grande distribution qui commercialise en France 80 % du poisson. Le conflit a déjà fait deux victimes : Marée phocéenne, qui est en redressement judiciaire, et une autre société qui a de grosses difficultés en ce moment. Le mareyage fait vivre 1 500 salariés à Boulogne.

Source : Bertrand Spiers,
La Voix du Nord, 13 août 2008

Mayotte : Une aquaculture peu étoffée, mais bien coordonnée

Aquamay (écloserie et pépinière d’entreprise créée en 1999) est au centre d’une filière qui produit 60 % de l’aquaculture ultramarine en France. Trois structures collaborent : Aquamay, soutenue par les fonds publics, trois privés hébergés par la pépinière d’entreprise et Mayotte Aquaculture, filiale de Cannes Aquaculture, qui produit 125 tonnes sur les 150 de la production locale. Une sensibilité « bio » pour tous et des marchés différenciés : ombrine et dorade tropicale pour le marché local, test d’élevage de moule perlière et, pour Mayotte Aquaculture, export haut de gamme. Mais le rêve, c’est le cobia. Le poisson grossit vite et a une chair ferme sans arête.

Source : Hélène Scheffer,
Le Marin, 8 août 2008

DOM : La flottille doublée sur le papier

A force de négocier avec Bruxelles, la France a réussi, en 2007, à obtenir de l’Union européenne un contingent supplémentaire de puissance et de jauge pour ses départements d’outre-mer (Martinique, mais aussi Guadeloupe, Guyane et La Réunion). Mais en contrepartie, elle devait mettre un terme à la cohabitation d’une flottille déclarée et d’un « secteur informel » pratiquement équivalent. Plus de 70 000 kilowatts supplémentaires ont ainsi été obtenus et la flottille a été plus que doublée. Par ailleurs, et à condition de réaliser leurs investissements avant la fin 2008, les pêcheurs des Dom ont eu deux années de plus que les méropolitains pour investir dans de nouveaux navires ou remotoriser avec subvention les navires existants.

Source : Bernard Jégou,
Le Marin, 8 août 2008

Cambodge : Les pêcheurs se mobilisent

Tout le long des côtes cambodgiennes, les populations côtières sont en conflit avec des pêcheurs vietnamiens qui investissent les eaux territoriales au détriment des pêcheurs locaux. Le meurtre d’un fonctionnaire des pêches le mois dernier a entraîné des manifestations contre la pêche illégale vietnamienne. Environ 40 villages de pêcheurs sont concernés par ce problème. Les Vietnamiens ont de gros bateaux qui capturent 1 tonne de produits de la mer en une nuit et 4 à 6 bateaux vietnamiens pêchent chaque nuit dans les eaux cambodgiennes. Les Cambodgiens ne disposent que de petits bateaux avec des prises de 100 kg par nuit.

Source : Chanyda Chhay,
Traduit de Samudra Alert News, 12 août 2008
The Phnom Penh Post

Les Philippines et Timor-Est signent un accord de coopération

Les Philippines et Timor Est ont signé mardi 12 juillet un accord de coopération dans le domaine de la pêche. Les deux pays coopéreront dans les manipulations post captures, la transformation et la commercialisation, la gestion côtière, la conservation des produits de la mer, la lutte contre la pêche illégale et la préservation de l’environnement. Les deux parties s’engagent également à accorder des licences de pêche aux navires de chaque flotte.

Source : Neil Jerome C. Morales,
Traduit de Samudra Alert News, 14 août 2008
BusinessWorld/GMA

La production de pangasius explose au Vietnam

Avec une production totale de 1,2 million de tonnes en 2007, le pangasius vietnamien est en passe de détrôner le saumon d’élevage au niveau global (1,4 million de tonnes de saumon de l’Atlantique annoncées en 2008). Un reportage au Vietnam montre une industrie en plein développement qui se prépare à mettre 700 000 tonnes de filets sur le marché mondial d’ici quelques années (400 000 tonnes aujourd’hui). Des produits qu’elle espère vendre largement en Europe. Néanmoins, une certaine confusion règne au Vietnam et l’inflation rend difficiles les relations commerciales avec les exportateurs. Les acheteurs russes, polonais et ukrainiens tirent les prix vers le bas – et la qualité avec – en profitant de la vive conccurence entre les transformateurs. Mais c’est en train de changer et quelques élevages s’orientent d’ores et déjà vers le bio.

Source : Stéphane Gallois,
Le Marin, 8 août 2008

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