L'encre de mer n° 22-23

Un petit métier à la pointe de la valorisation – la capture de spécimens pour les aquariums

Gérard Carrodano - Photo Sophie Hourdin Marty

Le petit métier s’incorpore dans la chaîne alimentaire. Le petit métier, c’est un gros poisson !  Je ne défends que les pêcheurs qui parlent en kilos pas en tonnes… L’idée est de pêcher moins et vendre mieux. Je pêche pour les aquariums, un peu partout en Europe. Le poulpe se vend 100 €. Un labre de 500 g qui vaut 8 à 10 € pour l’alimentation est vendu 50 à 60 € à un aquarium. Pour 1 kg de poissons, j’arrive à faire le même chiffre d’affaires qu’avec au moins 100 kg. Sans fausse modestie, je connais peu d’exemple de diversification où l’effort de pêche est si petit. D’un autre côté, si on était 10 à faire cela, ça ne marcherait plus vraiment. La valeur ajoutée, c’est que je le pêche intact, je l’acclimate pour qu’il se nourrisse en captivité, je le garde dans de bonnes conditions et je le livre à bon port… Il m’a fallu passer un certificat de capacité en aquariophilie qui n’est pas évident mais avec cette formation je peux conseiller les clients.

Le produit, ce n’est plus le poisson, c’est le travail. Le nourrissage, c’est au moins une heure par jour, c’est descendre à minuit parce que je me demande si j’ai oublié de rouvrir la vanne que j’ai fermée à telle heure – ça m’arrive en moyenne 1 fois par mois. Quand il y a un orage, je ne dors plus, je redescends et je me mets dans la cabane avec la lumière pour voir si ça disjoncte. Il est grand temps que j’aie une structure adéquate avec des alarmes qui sonnent à la maison. Le froid, c’est un problème, la chaleur c’est un problème. En milieu naturel, certains spécimens arrivent à trouver des nappes d’eau tempérées car ils se déplacent mais, en milieu captif, ce n’est pas pareil. Les poissons à incubation buccale comme les apogons craignent le froid. Je suis obligé de leur réchauffer l’eau c’est-à-dire soit les déplacer pour les mettre en circuit fermé dans un aquarium que j’ai sur le port, soit arrêter la circulation de l’eau et leur mettre des résistances. C’est galère… J’essaie d’en avoir peu en stock à cette période-là mais il faut toujours que j’en aie qui ont appris et qui apprendront aux autres à se nourrir en captivité. Les « professeurs », il faut que je les garde.

En ce moment, il y a 24 bacs qui tournent avec 25000 l d’eau en cascade. En saison, j’exporte toutes les semaines, je prélève à la demande sauf certaines espèces : les castagnoles roses qui doivent pouvoir décompresser pendant 2 jours, ou encore les petits poulpes. Ils sont fragiles, l’espèce ne vit que 2 ou 2,5 ans. Petits, ils consomment moins d’oxygène, notamment pendant le transport. J’ai 7 box à poulpe car on ne peut pas les mettre ensemble… Par contre, je ne vais pas faire du stockage de sars qui sont faciles à capturer. L’endroit où ils vont le mieux se porter, c’est dans la mer. Si on me demande 2000 girelles, il me suffit de 3 jours pour les pêcher, au girelier, à la balance…

Symbiose bernard l'hermite dans des anémones - Photo Sophie Hourdin Marty

{Un exemple commun de symbiose parfaite : un bernard l’hermite dans des anémones urticantes qui le protègent des grands prédateurs que sont les dorades et les pagres, et lui se balade avec toute sa colonie d’anémones et favorise sa nourriture. Par contre, si les anémones s’en vont, il est condamné.}

Quand j’ai trop de biomasse, ou pour des poissons comme certains sparidés qui sont de grands consommateurs d’oxygène, je les mets dans des cages fabriquées avec des tubes en PVC et immergées. Après, pour récupérer les spécimens, on anesthésie la cage. On a confectionné une housse que l’on enfile comme un préservatif que l’on attache en haut. On anesthésie avec de l’essence de clous de girofle (eugénol) et au bout de 20 à 30 mn, les poissons s’endorment, on peut les prendre sans qu’ils s’abiment. Même dans les grands bassins, on ne peut faire de manipulations sur les gros spécimens sans anesthésie. Autrement, quand on fait descendre le niveau de l’eau et que l’on envoie l’épuisette dedans, les poissons très nerveux partent, se cognent et ils arrivent à se fendre le maxillaire ou à se crever les yeux en se cognant entre eux. On n’a pas gardé des poissons pendant des mois, voire des années pour les fracasser lors des manipulations ! Ce serait dommage de se priver des produits anesthésiants, d’autant plus que ce n’est pas toxique. Dès qu’on réouvre le circuit de l’eau, ils se réveillent et, l’après-midi, ils mangent ; ils ne sont pas perturbés….

Pour l’alimentation, le chalutier de La Ciotat me donne, un jour sur deux, une ou deux caisses de chinchards que je coupe en morceaux. Pour les petits poissons et les invertébrés, je leur donne des poissons mixés. Il me faut à peu près 4 à 5 kg de poissons par jour quand je suis à plein. Quand j’ai des rougets, je les nourris tous les jours, voire 2 fois par jour, avec des gambas que j’achète et que je mixe. Dans la nature, les rougets trouvent des crustacés dans le substrat…

Mes clients sont à 80% les grands aquariums en Europe le plus souvent. C’est une question de port et de prix de port, ça peut aller aux USA… Il y a quelques privés mais cela représente 5% de ma clientèle. Et 10 à 15% de ma clientèle est représenté par les fermes aquacoles pour des géniteurs et les instituts scientifiques pour des recherches sur des espèces.

Les invertébrés représentent 50 % de ce que je vends : anémones, spirographes, gorgones, gastéropodes… Certaines espèces sont des ennemis des pêcheurs comme des bioux pointus (murex), des oursins noirs, certaines étoiles… A manipuler avec toujours beaucoup de précautions : certains spongiaires, il ne faut pas du tout les sortir de l’eau, il faut les mettre directement dans un sac plein d’eau, sortir le sac et le ré-immerger dans un bac plein. Parce qu’ils ne tolèrent pas l’absorption d’air dans leur structure, et c’est un départ de nécrose. Dans les invertébrés vous avez beaucoup d’indicateurs de milieu, le cerianthe par exemple, ce ver tubulaire, ça vit plus de 40 ans et quand la qualité de l’eau n’est pas au top, il n’est pas épanoui. En circuit fermé, cela permet de voir s’il faut contrôler les paramètres physico-chimiques de l’eau.

Etoile - Photo Alain Ponchon

{Tout cela, on l’apprend sur le tas. Le plus important, c’est qu’il faut aimer les poissons. Un poisson qui entre ici vivant, il doit ressortir vivant, intact
et acclimaté. }

2 types de livraison : L’aquarium veut beaucoup de poissons, il affrète un camion avec des bacs, souvent des cuves rondes avec des couvercles, des circuits de bouteilles d’oxygènes à bord, tout le matériel pour optimiser le bien-être des spécimens pendant le trajet. Ou c’est moi qui expédie en sacs, dans des box isothermes en polystyrène plus ou moins gros. C’est plus de travail et c’est risqué. Il y a 3 semaines, j’ai perdu 200 crevettes rouges parce qu’il y a eu une erreur d’aiguillage. Et hier, le transporteur est arrivé trop tard, le colis a du être mal traité, le poulpe s’est empoisonné avec les toxines qu’il a relâchées dans son encre. Parfois, je fais des expéditions fictives avec des thermomètres qui enregistrent les maximum et minimum…

Le côté passionnant de ce métier, c’est qu’il faut réinventer les méthodes de pêche…

Avec la pêche à la palangre, il y a juste quelques petits soucis à régler. Par exemple quand on capture un loup pour en faire un géniteur – ou un pageot, un grondin perlon (gallinette) – on est obligé de leur percer la vessie natatoire avec une aiguille à ponction lombaire. Ce sont des poissons qui bloquent avec le stress, comme les serranidés en général. A la remontée, la vessie se dilate et comprime les viscères ; dans les 20 mn qui suivent le poisson va mourir. On arrête le vire-palangre, on met le poisson dans une serviette éponge, cela nous protège des épines au cas où il aurait une mauvaise réaction. On lui soulève une écaille, on remonte à l’intérieur de la vessie. Il faut bien connaître la morphologie du poisson… Surtout, il ne faut pas vider complètement la vessie, sinon le poisson tombe au fond. On s’assure qu’on ne l’a pas raté et on le met dans l’eau – il faut avoir un bac à bord de 500 l bien attaché, avec une pompe qui régénère l’eau toute la journée et un couvercle ; l’obscurité est un facteur de suppression du stress, c’est comme les oiseaux que l’on calme en les couvrant. Une fois dans l’eau, si les bulles s’arrêtent quand il est à l’horizontal, c’est que la pression n’est plus suffisante pour que l’air sorte, c’est le moment de faire sortir l’aiguille. On n’a pas droit à l’erreur, un poisson, on ne le pique qu’une fois lorsque sa vessie est complètement gonflée. Imaginez que vous vouliez trouer un ballon qui est dégonflé, c’est exactement pareil. Certains spécimens ont une morphologie différente comme la dorade royale qui crache l’air en remontant. Quand l’hameçon est apparent, on le coupe avec une pince coupante. Sinon, on coupe le fil et au bout d’une semaine il a été régurgité. Ça nous arrange bien ! Les hameçons en inox, c’est plus dur, on utilise des hameçons noirs qui se détériorent très vite.

Captures des spécimens en plongée - Photo Philippe Joachim

{Au début, on mettait les anthias ou les apogons dans des bourriches souples en filet mais les prédateurs nocturnes que sont les murènes et les congres, sentant le stress des poissons, les mangeaient à travers la bourriche}

J’ai aussi une autorisation spéciale pour capturer des poissons vivants en plongée, avec un scaphandre, et pour leur faire faire des paliers de décompression avec les bouteilles d’eau minérale que l’on met sur les machines d’eau potable. C’est tout du bricolage : de l’épuisette fabriquée avec des fers à béton et des morceaux de filet à anchois au sas de décompression. Avec ces bouteilles, on a un volume rigide, transparent, où l’eau circule. Le premier palier se fait à 17 m de fond. Le lendemain, on va rechercher les poissons, on les pose à 14 m, puis 11 m, puis 9 m. Au bout de 2 jours, les spécimens sont complètement dégazés. J’ai mis 4 mois pour mettre au point la technique, pour comprendre… Quand on a vu qu’à 16 m les anthias commençaient à forcer pour redescendre et qu’à 17 m elles tenaient à l’horizontal, on s’est dit, le premier pallier, c’est 17 m. On les capture à 25 m à peu près avec les épuisettes. En plus, elles ont des petites dents, il faut démailler au fond, avec les mains doucement, sans les abîmer, c’est du sport ! Je vous garantis que c’est beau ! On a aussi fait un petit filet tournant que l’on manipule au fond de l’eau, à partir d’un seau, parce que le jour où avec l’épuisette ce n’est pas bon, on les entoure, on cale comme les senneurs. Le filet fait 10 m de long et 3 m de haut, même maille que l’épuisette, corde plombée en bas, petits lièges en haut. On encercle, l’un se met d’un côté, l’autre de l’autre, on serre, on serre, on serre… Après on fait aller tous les poissons au même endroit, au plus haut de la roche, pour réduire nos propres paliers de décompression, et pouvoir travailler sur un appui, poser les bouteilles, ne pas s’embrouiller dans le filet… Et on démaille doucement les poissons, on ne tire pas dessus comme quand on démaille pour la gamelle ! Et hop, on les met avec précaution dans la bouteille. Avec mon matelot, on n’a pas besoin de se parler au fond. Depuis le temps qu’on travaille, on se comprend, d’un coup d’œil, quoi ! Lui, il met la main sur la bouteille, je mets le poisson, toc il referme. Parce que des fois, au début, on en mettait une, il en sortait deux ! Dans une plongée de 50 mn, on capture une cinquantaine d’anthias. Le jour où on en chope 80, on les prend. Ça nous est arrivé de plonger pour 30, parce qu’il y avait du courant ou qu’elles étaient beaucoup plus nerveuses, quand l’eau est froide par exemple… A l’aquarium de Monaco, il y en a de plus de 25 ans. Dans le milieu naturel, vous n’en voyez jamais de très grandes.

Pour les petites blennies qui sont dans les trous, il y a une combine. Il faut une paille, un tube en PVC et un sac en plastique. Vous mettez le tube contre le trou, et avec la paille vous embêtez le poisson. Quand il sort, vous mettez le sac. C’est un spécialiste en aquarium qui m’a appris ce mode de capture. Dans ce milieu, il y a tout un tas de gens fantastiques ; du plus petit aquarium public au plus gros, tous vous apportent quelque chose ; il y a toujours quelqu’un qui est spécialiste d’une espèce…

Pour les pièges à crevettes, il suffit d’une bouteille de coca avec des plombs que l’on pose la nuit dans les rochers. Les crevettes rouges rentrent dedans, ce sont des crevettes chirurgiens qui nettoient les plaies des poissons. Elles nettoient aussi la mâchoire des murènes. La crevette, c’est 1 euro pièce.

Symbiose bernard l'hermite dans une éponge - Photo Sophie Hourdin Marty

{Un autre exemple de symbiose (suberite), une éponge qui encroute la coquille du bernard l’hermite et qui la dissout ; à la fin le bernard l’hermite vit dans l’éponge. Lui en se baladant, il favorise la nourriture de l’éponge. C’est génial. Ça je le vends 30 €. Lui, c’est un sérial killer, toute la nuit il va déterrer les labridés et les fracasser. S’il est petit, il peut être un bon élément pour l’équilibre de l’aquarium car c’est un détritivore.

Cela m’arrive de faire un bord de gangui quand j’ai besoin de petits labridés. Je fais un bord de 5 à 10 mn, le poisson n’a pas le temps de souffrir ; avec les algues mortes, il est protégé s’il n’y a pas d’oursins dedans. Je verse le tout dans un bac plein d’eau et c’est un plaisir de saisir les spécimens. Bien sûr il y a toujours 3 à 4 kg de rascasses que je garde pour les manger !

La meilleure saison de capture est l’automne car la thermocline est la plus positive. Mais les girelles turques, on ne les voit que l’été, quand l’eau est à 22-23°. Là, les poissons mangent beaucoup et on les capture avec des gireliers ou de grandes épuisettes. Quand on fait une capture en été, que l’eau est trop chaude, on branche le concentrateur d’oxygène et on sur-oxygène. Les poissons repartent à fond de train.

Je ne peux pas vivre complètement de cette activité, il me faut pêcher un peu pour l’alimentation. Je fais un peu les oursins en plongée et très peu de filets. Avant je faisais un peu les langoustes et maintenant j’ai monté un filet à dentis, avec de très grandes mailles. Le plus petit poisson que j’ai pris, sauf s’il mord la maille, faisait 5,5 kg ! J’ai monté de la maille plus fine au 4 et quelques filets de maille au 9 pour la soupe ou la bouillabaisse. Je fais l’espadon long-line ; l’été, on est très bien au large. C’est un palangre de 300 hameçons qui dérive entre deux eaux et qu’on laisse le soir. On essaie de l’ancrer mais avec le courant, ça part tout le temps. On a acheté les balises GPS que l’on met avec une carte SIM sur un pavillon avec un déflecteur radar. Le matin, on appelle la balise avec le téléphone et elle nous renvoie sa position, sauf si elle sort de la couverture GSM. Ça vaut 450 euros une balise ! Mais un espadon, ça les fait vite. Des fois, un ferry vous emporte un pavillon et fait couler la balise, elle ne vous dit plus où elle est quand elle est au fond. Le matin, c’est un plaisir de retrouver le palangre quand il a bougé et que vous voyez des bouteilles qui forcent… Vous avez ce poisson qui monte avec la pelle devant, c’est fantastique ! Mais bon on travaille au vif, c’est la galère pour attraper les poissons vivants pour les amorces (calamars, chinchards, allaches). Des fois, on les laisse dans des cages en mer. Quand on sort, on les récupère à l’épuisette.

Baliste - Photo Alain Ponchon

{A force, en regardant respirer un poisson, on sait si ça va ou pas…}

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- Les barracudas, c’est assez difficile à garder vivant. Ils ont du mal à supporter la captivité et ont tendance à se cogner sur les parois des bacs. Ou alors il faut attraper des alevins de 7 à 8 cm de long, on dirait des gros cure-dents. Si on arrive à les nourrir à ce stade-là, on peut les faire grossir et les habituer à la captivité.

- Un poisson difficile à avoir, c’est le chinchard On le prend à la traîne en octobre mais on ne met pas d’ardillon à l’hameçon, alors vous en perdez plein mais, quand vous le sortez de l’eau, vous le posez dans le seau. Parce que si vous lui mettez la main dessous au chinchard, il est mort. La protection de la muqueuse est très faible – la plupart des poissons, il faut éviter de leur mettre la main dessus.

- Les différences de caractère chez les poulpes sont impressionnantes, certains montent à la surface pour manger dès le 2ème jour, d’autres restent terrorisés 3 semaines avant de monter, certains deviennent fous au moment de l’expédition et crachent le noir, d’autres, vous les prenez avec l’épuisette, vous les mettez dans le sac, on dirait qu’ils sont contents !

- La semaine dernière, j’ai eu des naissances d’hippocampes. La Fondation Ricard avec laquelle je travaille a récupéré 2 mâles qui étaient pleins. Y en a un qui a commencé à expulser pendant le transport et ils ont sauvé à peu près 200 petits. Ils ont la capacité de nourrir les bébés avec des nauplies, des larves d’artémias. Les gros, on arrive à les nourrir avec des artémias congelés ou des artémias vivants de grande taille, c’est pas un souci, j’en ai. Après, si on a trop d’hippocampes, on peut les rejeter dans le milieu naturel.

Gérard Carrodano, Prud’homme pêcheur à La Ciotat,
Bateau « Barbe d’or » (9m60, 200 cv)

E-mail : gerard@poissons-vivants.com
Tel / Fax : 04.42.83.76.47
Portable : 06.09.08.22.12
http://www.poissons-vivants.com/

Il m'est arrivé de relâcher un mérou de 10 kg, après 7 mois de captivité. Il avait fait plusieurs expositions. Au salon nautique de La Ciotat, j'ai des aquariums avec 5 kg de poissons ; je ne peux pas les tuer après avoir passé une semaine à en parler, les montrer aux scolaires… on dirait que je tue mon chien !

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Une réponse à Un petit métier à la pointe de la valorisation – la capture de spécimens pour les aquariums

  1. Enjoliveurs dit :

    Un article superbe, merci beaucoup.Mathilde Chrétien

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