Saupe ou dorade : expérience gustative

Il y a comme un rideau de brume qui fausse la clarté.

Contact de l’air froid sur la mer encore tiède ?

Pâleur d’un soleil automnal ?

Engourdissement cérébral à la faveur des heures travaillées ?

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Sur l’étal, se poursuit la saison des dorades. Une jolie saupe les accompagne et la meilleure saison pour les saupes, c’est bien le début de l’automne…

Les deux poissons, juste vidés mais non écaillés, cuisent au four simplement : quelques grains de gros sel, un filet d’huile d’olive.

A la dégustation, l’assiette est assaisonnée à nouveau avec du sel et de l’huile d’olive. Les écailles en bonne carapace ont laissé les poissons cuire dans leur coque naturelle. La consistance de la dorade domine : une chair assez ferme qui dans la bouche se détache en morceaux arrondis : rien d’anguleux ou brisant qui heurterait le palais. Mais le goût est si fin qu’on le cherche parfois, surtout vers la fin ! Alors que la saupe dont la chair est plus molle s’affirme par un petit goût iodé incomparable… Ah, cette belle aristocrate que dédaignent nos fins gourmets ! L’ont-ils goûtée au moins ?

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