Antibes

En descendant à pied de la gare, je tombe sur des yachts, alignés par pannes qui se découvrent l’une après l’autre, suivis d’une forêt de voiliers et, au fond, presque sous la muraille qui enserre la ville ancienne, quelques pointus résistants avec pour figure de proue un drapeau noir à la tête de mort.

- C’est difficile de vous trouver dans cette armada, dis-je à un jeune pêcheur qui range son filet.

- oui, les pêcheurs disparaissent peu à peu, et tous ceux qui nous entourent, on dirait que ça leur fait plaisir…

- pourquoi ce drapeau ?

- parce qu’on se laissera pas faire !

En passant la porte de la ville, je découvre la vieille ville avec ses jolies pierres lustrées, la montée au château – un musée Picasso – l’église, le chemin de ronde qui surplombe une baie ouverte, et au détour d’une ruelle, à 2 pas du port naturellement, se niche la Prud’homie.

Dommage, ce n’est plus l’heure du marché. On y trouvait du pissalat, un condiment traditionnel à base d’alevins, à l’origine de la « pissaladière ».

Les apports de la petite pêche sont vendus à Antibes directement aux consommateurs : en matinée, soit sur le quai du Port Vauban, soit dans la rue de la République (rue piétonne) devant la Mairie ou au marché provençal, soit encore sur le quai du Port des Croûtons (près du complexe hôtelier : la Maison des pêcheurs)

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