Bon pour le climat : c’est dans l’assiette

1Des produits de saison, locaux – moins de 160 kilomètres – et la primeur donnée aux végétaux : c’est «bon pour le climat. » Alors que la France se prépare à accueillir la COP 21, la 21e Conférence des Nations unies sur le climat, le logo rouge « bon pour le climat » vous indique(ra) que le menu ou le plat correspondant est « bon pour le climat».

Lancée par le journaliste spécialiste d’hôtellerie-restauration Jean-Luc Fessard, cette initiative a rapidement rallié des restaurateurs déjà engagés dans une démarche de retour aux produits de qualité. Ainsi François Pasteau, président de « Bon pour le climat » et qui a voici vingt ans créé « L’Epi du pain » dans le 6ème arrondissement de Paris, dans la pure tradition de la bistronimie : « Je mets les appellations à l’envers. Par exemple, «fricassée de blettes et condiments de carottes, filet de lieu jaune en croûte de noisettes. » Rien de tel pour piquer la curiosité du client  et ainsi instaurer un dialogue « pédagogique important » avec l’équipe de salle : « mais dans l’assiette,  il y a aussi du poisson et de la viande . Le client en a même pour son argent, parce que les bons légumes ne sont pas forcément donnés ! ». Le Synhorcat, le Syndicat National des Hôteliers, Restaurateurs, Cafetiers et Traiteurs a rejoint l’initiative « Bon pour le climat », et Didier Chenet, . Jean-Luc Fessard le président du GNI, le Groupement National des Indépendants de l’Hôtellerie et de la Restauration, qui regroupe environ 23 000 établissements, la soutient. «30% des gaz à effet de serre proviennent de l’alimentation, transport y compris », souligne Jean-Luc Fessard, « nous voulions des chefs remarquables, mais pas d’étoiles inaccessibles, sinon les autres restaurants nous auraient dit « lui, c’est facile, il a les moyens. » ». Relais & Châteaux au premier chef Lucas Carton sont « Bon pour le climat. ». De même qu’Olivier Roellinger, sans oublier, proche de L’Encre de Mer, Benjamin Lagorce du Pied de Nez, dont on sait le soin maniaque porté à son approvisionnement, aussi bien en légumes coupés du matin qu’il achète aux petits producteurs du Var, que le poisson issu de la pêche de Thierry, à Sanary-sur-mer, qui tient par ailleurs l’Amap poissons.

« Bon pour le climat » saisit l’opportunité de la COP 21, mais se veut bien sûr une sensibilisation pérenne. Côté spécialistes du climat justement, « Bon pour le climat » a reçu le soutien de Jean Jouzel, le vice-président du Giec – le Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat – et de Brice Lalonde, qui représente en France le Global Compact des Nations-Unies. L’AJEC 21, l’association créée pour les réunir dans la perspective de la COP 21, les deux autres associations de journalistes de l’environnement que sont les JNE e tl’AJE, est également partenaire de « Bon pour le climat ».

Ne manque plus qu’à l’appel, le ministère concerné : « Le chef cuisinier de l’Elysée nous soutient », confirme Jean-Luc Fessard. L’exemple venant du haut, le ministère de l’Agriculture soutient aussi. Les services de Laurent Fabius, qui s’était lui-même plaint de la cuisine à Lima lors de la COP 20, ne sauraient tarder. Il ne manquera plus alors que le ministère de l’Ecologie. En l’occurrence, le respect des vraies valeurs, dans la catégorie des cordonniers les plus mal chaussés. Mais cela devrait se réparer…..

Www.bonpourleclimat.org

www.ajec21.org

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