Mérou, garant des fonds riches

Mérou brun
©Photo Philippe Joachim

Des embûches…

Le mérou brun (Epinephelus marginatus) commence sa maturité vers 4 ans, lorsque sa taille atteint 40 cm, il est alors femelle. Entre 9 et 12 ans, il devient mâle, d’une taille de 70 à 80 cm. Un couple ne suffit pas, la reproduction se fait en « harem » avec un mâle dominant de grande taille (souvent de 20 ans et plus) et une dizaine de femelles. Souvent de belle taille – l’un des plus gros poissons que les plongeurs ou les apnéïstes rencontrent sous l’eau – et d’un comportement placide, voire même curieux, il constitue une cible assez facile pour les chasseurs sous-marins.

à la résurrection…

Décimé sur nos rivages, le mérou doit sa résurrection à une poignée de passionnés du monde marin réunis dans le GEM (Groupe d’Etudes du Mérou). Après 15 ans de moratoire pour la chasse sous-marine et 5 ans pour la pêche à l’hameçon, de jeunes individus sont observables un peu partout sur nos rivages. Sous le faisceau lumineux d’un réseau de scientifiques, le mérou n’apparaît plus comme une espèce isolée à protéger mais comme une espèce emblématique des fonds riches : « Ce sont les prédateurs de haut niveau qui entretiennent la diversité du milieu. Là où les mérous prospèrent, les espèces sont nombreuses, abondantes et les tailles variées ; Ils forment une espèce « parapluie ». Les protéger permet d’avoir un milieu marin en très bonne santé.

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