Partage de compétences et de dynamiques : « De la tontine à la banque »

« Les banquiers considéraient que le milieu de la pêche était trop pauvre avec trop de risques. Les expériences précédentes ont fini par des clashs. Si le ratio de contentieux est trop important, le banquier se retire et c’est foutu pour 10 ans. Notre rôle a été de créer une relation de confiance entre le client et le banquier. Aujourd’hui, la preuve est faite que ces femmes peuvent emprunter, rembourser et même thésauriser.

C’est une politique des petits pas nécessaires. Si on brutalise quelqu’un, la porte se ferme de suite. Y a toute une culture à propos de l’argent prêté pour faire marcher les petites entreprises. Si la femme achète les chaussures des enfants avec l’argent du prêt, ça ne va pas. L’entreprise qui confond le porte-monnaie et le tiroir caisse se casse la gueule.

Pourquoi 20 femmes ? Parce que j’avais des sous pour garantir 20, c’est tout. C’est une anomalie flagrante que ce soit nous qui garantissions. On n’a pas à faire le boulot du banquier, prendre les risques sans les bénéfices. On peut aider, ouvrir les portes par nos relations dans la pêche…

Le contrat était parfaitement cadré. Il faut voir que le banquier ne dérape pas et il faut expliquer aux femmes qu’elles doivent respecter strictement le contrat. L’objectif pour nous est de nous retirer quand on a réussi à créer un lien entre le banquier et les femmes sénégalaises. C’est une affaire à sénégaliser »

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