« Ne tirons pas sur le chasseur » ou ce que l’on doit à la chasse et la pêche

A propos de la chasse, Raymond Dumay écrit ([« Le Rat et l’Abeille – Court traité de gastronomie préhistorique » Phébus libretto)]. : « Notre raison de tous les jours nous incite à juger la chasse odieuse et bouffonne, en tous cas injustifiable. Si l’on prend le risque intellectuel de franchir la confortable frontière des millénaires, on tombe soudain dans une fosse avec un épieu bien aiguisé tout au fond : et si tous ces millions de rêveurs dénaturés n’étaient que des héritiers lucides et reconnaissants, assez généreux pour célébrer en y laissant leur temps et leur argent le culte de l’activité à laquelle l’humanité doit le meilleur d’elle-même ? Les vagues hominiens qu’il nous plaît de nous donner pour ancêtres auraient encore pu parcourir le globe pendant des millions d’années sans s’améliorer, s’ils ne s’étaient décidés un jour à devenir chasseurs ; ils seraient restés des rats – des rats à peine perfectionnés. En jetant son arme dans le marais stagnant de l’évolution, la chasse a fait l’homme en quelques milliers d’années. Un record absolu de vitesse…

Ne tirons pas sur le chasseur.
Il est le dernier en date, le plus jeune de nos pères
».

Si dans la préhistoire, l’homme s’est extrait, par la chasse, du monde des animaux, la condition humaine peut être reconnaissante au monde des animaux de toutes les richesses qu’elle en retire, sans parler des préjudices que nous causons involontairement à d’innombrables êtres vivants tels les quantités d’insectes décimés par les labourages, les récoltes et les transports, ou encore les bactéries détruites par notre respiration. Si nous ne pouvons faire l’économie de notre condition humaine et de son impact sur le vivant, tout ou moins pouvons-nous être conscients, reconnaissants et mesurés dans nos actions.

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