Pescatourisme : comment faire avancer la démarche ?

Sur la base de 13 années d’expérience italienne dans laquelle les pêcheurs artisans proposent au public d’embarquer pour découvrir leur métier, et d’une étude de l’Aglia sur le cadre juridique d’une telle entreprise, le comité local des pêches varoises s’est lancé dans l’aventure avec pour cheville ouvrière l’Association Marco Polo.

Aujourd’hui, une réunion de travail à la Région PACA a permis de faire un bilan des démarches du pescatourisme et de réfléchir aux moyens à mettre en oeuvre pour faire évoluer cette expérience dans les différentes régions.

Si les modalités du pescatourisme dépendent des spécificités régionales (modes de pêche, environnement, configuration littorale, réseau touristique…), les protagonistes s’accordent sur les objectifs poursuivis, en Italie comme en France :
Рaugmenter les revenus des p̻cheurs artisans et p̩renniser leur activit̩ en la diversifiant,
– diminuer l’effort de pêche et donc participer au renouvellement de la ressource et des territoires, et à la conciliation des usages sur des espaces littoraux réduits par la navigation de plaisance,
– faire connaître un métier artisanal, son savoir-faire, son cadre environnemental, les produits locaux de la pêche… de manière à susciter des vocations, développer la clientèle pour des produits locaux, donner une image positive du monde de la pêche…

Alors qu’en Italie, la fédération de coopératives Légapesca([organisation créée en 1962 qui regroupe aujourd’hui 477 coopératives et 15000 adhérents)] est à l’origine d’une réglementation nationale et de réglementations régionales de pescatourisme, la France compose aujourd’hui avec des textes juridiques qui ne sont pas toujours adaptés aux conditions régionales de pêche. Ainsi, dans le Var, les patrons pêcheurs seuls à bord – le cas général – ne sont pas autorisés à embarqués de passagers… Parmi les 23 volontaires, seulement 5 patrons qui rentraient dans les « clous » réglementaires ont pu tester cette opération au cours de la saison estivale 2009.

Un bilan positif : 152 passagers démarchés par les organisations touristiques ont été accueillis (en moyenne 2 par semaine), heureux d’avoir vécu une activité touristique « authentique » et découvert la réalité d’une profession qu’ils ne connaissaient pas([une enquête de satisfaction a été réalisée auprès de 40 touristes)]. Les pêcheurs sont satisfaits du bilan économique et surtout contents d’avoir pu, loin des clichés, témoigner de leur activité et connaissances du milieu marin…

En réunissant des pêcheurs impliqués et des représentants de Legaspesca (Italie), de l’Aglia, des comités des pêches(Comité national, comités régionaux PACA, Languedoc-Roussillon et Corse, comités locaux d’Arcachon et du Var), des organismes de tourisme, du groupe FEP Varois, de la Région PACA et du Département du Var, des Affaires Maritimes… l’Association Marco Polo amorce une discussion constructive pour étendre et confirmer l’expérience tout en plaçant les pêcheurs professionnels au coeur de la démarche.

Présentation de la démarche :

Bilan de l’expérience varoise :

1 commentaire

  1. je suis très intéressé par une formation pour mon association dans la cadre de la pêche touristique. En ce moment où je vous écris ce commentaire, je suis en Italie à l’Institut de CIHAM de Bari dans le forum DE LA PESCA SOSTENIBILE en Méditerranée

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