Un virus c’est pas rigolo. Episode 4

Je ne voudrais pas jouer les rabat joies mais la COVID-19 est une maladie bégnine sauf pour ceux qui ont déjà quelque chose (voir épisode 3). Au 22 mai 2020 en France 0,28% de la population a été déclarée malade et on a eu 0 ,04% de décès dus à la COVID-19. J’aime bien les comparaisons, alors sachez que, la pollution tue 48 000 personnes en France chaque année soit 0,07% de la population. Vous ne mettriez pas immédiatement tout le monde en quarantaine avec masque obligatoire, même à la maison, vous ?

Comment peut-on éliminer ce virus ?

1. Le tuer avant qu’il ne rentre dans le corps

Vous avez remarqué qu’on se touche le visage tout le temps, sans s’en rendre compte ? Pourquoi, je ne sais pas, mais c’est un peu comme si on voulait vérifier qu’on est toujours là. Il faut donc se laver les mains. Le meilleur produit est le savon surtout si on l’emploie avec de l’eau chaude et que l’on frotte bien, même entre les doigts et sous les ongles. Il
démantèle l’enveloppe du virus avec ses molécules tensioactives. Le virus n’a aucune chance avec un lavage bien fait.
action HCQ L’alcool à 60 % minimum dilué dans l’eau abime les protéines du virus qui devient incapable de reconnaitre des cellules par exemple. Moi j’ai fabriqué mon désinfectant en diluant dans l’eau de l’alcool à 95° qui me restait pour faire du vin d’oranges.

2. Détruire le virus après son entrée :

Au début, on ne sait pas que le virus est rentré. Il faut quelques jours pour ressentir les premiers symptômes, s’il y a lieu. Pour savoir si on est infecté, il faut faire le fameux test de dépistage.

Il y en a deux sortes en gros :

Le test nasal : on frotte un coton tige de 15 cm dans le nez pour récupérer du mucus qui contient peut-être des virus. Il paraît que ce n’est pas trop rigolo mais bon. Il faut que ce soit fait assez tôt, après l’éventuelle infection, car le virus descend ensuite dans les voies respiratoires. Après, au laboratoire, on ne peut pas voir les quelques molécules d’ARN récupérées. Il faut donc les amplifier. Alors on détruit les cellules et on récupère des molécules d’ARN* viral qu’on copie en ADN* (parce que c’est plus facile) et qu’on multiplie des millions de fois pour les voir. C’est la PCR en anglais ou Réaction en Chaîne par Polymérisation en français. (en anglais, c’est à l’envers !). La polymérisation, c’est accrocher les mêmes molécules ensemble. Par exemple, l’amidon est un polymère de glucose. C’est pourquoi quand vous mâchez longtemps de la mie de pain, elle finit par avoir un gout sucré de glucose. La salive a cassé les molécules d’amidon. Essayez mais, le plus dur c’est de ne pas avaler trop vite.

méthode PCR

 L’ADN ou Acide désoxyribonucléique est une longue molécule double présente dans toutes les cellules et certains virus. Il contient toutes les informations génétiques d’un être vivant sous forme de gènes. L’ARN ou Acide ribonucléique est aussi une longue molécule mais simple présente dans toutes les cellules et certains virus (comme les coronavirus). Il est très proche de l’ADN. Quand il est fabriqué dans une cellule, il est une copie d’une partie de l’ADN.

Le test sanguin ou sérologique : on prend un peu de sang pour voir s’il y a des anticorps spécifiques du SARS-CoV-2. Mais, vu le temps que prend la réaction immunitaire, les anticorps ne sont produits en nombre suffisant qu’à partir de 15 jours après l’infection. Ce
test permet donc de savoir si on a lutté contre le virus. Il détecte une infection passée. Le faire au début ne sert à rien.

Le virus étant détecté, on va pouvoir tenter de l’éliminer ou de réduire sa population (on dit aussi réduire la charge virale, ça fait plus professionnel quand même)

2. Utiliser des médicaments pour embêter le virus :

On ne dispose pas du médicament qui va tuer directement ce nouveau virus, justement parce qu’il est nouveau. Alors le corps médical en a été réduit, dans l’urgence, à utiliser des médicaments qui existent et qui servent à autre chose. Car tester des molécules et des protocoles suivant les règles très strictes en vigueur (les fameux essais randomisés en double aveugle, à vos souhaits !) est plus long que l’épidémie elle-même. Alors certains sont passés outre.

Je parlerai surtout de l’utilisation de l’hydroxychloroquine (HCQ), un médicament très commun pour lutter, entre autres, contre le paludisme. On a pu lire et entendre tout et son contraire sur cette molécule. Mais les dernières publications scientifiques montrent bien qu’elle a un effet positif surtout si l’infection est récente. Cet effet positif a été aussi constaté dans les hôpitaux qui ont utilisé cette molécule.

Comment agit la HCQ ? Elle modifie les protéines du virus qui lui permettent de se fixer sur les cellules. Celui-ci ne pourrait pas pénétrer dans les cellules. L’HCQ pourrait aussi empêcher la multiplication du virus dans la cellule. En tous cas, c’est ce qu’on observe au laboratoire. Toutefois ce n’est pas aussi simple car tout est question de dosage (600 mg par jour, c’est bon mais 1200 mg, ça ne marche pas) En plus, il est bon de donner un antibiotique, comme l’Azithromycine (ou C38H72N2O12), avec l’HCQ. On y perd un peu son latin (enfin, sa médecine) car, normalement, un antibiotique ne tue que les bactéries. Ah oui ! il faut aussi rajouter un anticoagulant et du zinc. Sacrée potion magique !

action HCQ

Au moment où je termine cet épisode (le 22 mai 2020), une nouvelle étude très poussée (et randomisée, en plus !) vient de sortir dans The Lancet, une célèbre revue scientifique médicale britannique. Elle conclue à une inefficacité totale de la HCQ et un effet très néfaste sur le cÅ“ur (les patients qui n’ont pas reçu le traitement ont mieux survécu que les autres !). Tout se complique ? Non car la lecture attentive de cet article montre qu’il n’est pas sérieux du tout. Bizarre car il est publié dans une revue de renom.

 

 

CVOPour la petite histoire, il existe une plante Artemisia annua qui est cultivée en Afrique, notamment à Madagascar (c’est une armoise). Elle est utilisée depuis longtemps en infusion pour combattre le paludisme. Mais l’OMS et les labos pharmaceutiques font tout pour la dénigrer. Il faut dire qu’elle se cultive facilement au jardin, ce qui ne rapporte pas grand-chose. J’en ai eu au potager pour produire des graines à destination de l’Afrique. Le président malgache s’est fait taper sur les doigts par l’OMS car il promeut une boisson à l’artémisia (Covid organics) sensée lutter contre notre virus. Pourtant l’artemisia a été utilisée contre le SARS-Cov-1. Je vais peut-être me remettre à cultiver de l’Artemisia, finalement.

On a aussi beaucoup entendu parler du Remdesivir qui stoppe la multiplication de l’ARN et de l’association Lopinavir + Ritonavir qui empêchent l’assemblage du virus qui s’est multiplié. Mais ces antiviraux semblent très peu efficaces.

Donc pas de médicament miracle mais des molécules qui marcheraient relativement bien, même si la « Science » ne les a pas homologuées. Une dernière petite histoire : le traitement le plus efficace contre le SIDA utilisé depuis 1996 est une trithérapie (association de trois médicaments). Pourtant, Il n’a jamais été validé par un « essai randomisé en double aveugle »

En préparation, le dernier épisode où il sera question de sérothérapie et de vaccin. Mais là, c’est chaud.

Christian Connaulte

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *