Catégorie : Aires marines protégées

L’implication des pêcheurs dans les Aires Marines Protégées

Les aires marines protégées (AMP) dans lesquelles les pêcheurs professionnels sont impliqués fonctionnent plutôt bien. C’est une expérience de longue date en Méditerranée française lorsque les zones de pêche sont suffisamment étendues relativement au nombre de pêcheurs pour envisager de « geler » des parcelles. Autrement, les règlements prud’homaux prévoient la permutation dans le temps et dans l’espace de métiers sélectifs, ce qui contribue à laisser reposer alternativement des zones ou des espèces.

Quelques exemples d’une concertation réussie :

– Parc National de Port-Cros : une charte de partenariat autorise la seule pêche professionnelle (1997) sous certaines conditions rédigées sur la base des règlements prud’homaux.

– Parc Marin de la Côte Bleue : la réserve de Carry est mise en place avec les pêcheurs professionnels (1982), celle de la Couronne est créée à la demande des pêcheurs professionnels de la Prud’homie de Martigues (1993) (cf. L’encre de mer n°8/9)

– Cantonnement de pêche du Cap Roux : ce cantonnement dans lequel toute pêche, professionnelle et de loisirs, est interdite a été instauré en 2003 à la demande de la Prud’homie de pêche de Saint-Raphaël.

– Etangs narbonnais : mise en réserve permanente ou temporaire par la Prud’homie de Gruissan des étangs de la Prud’homie pour protéger les petites anguilles (certaines de ces mesures ont une cinquantaine d’années).

Ces aires marines donnent souvent lieu à un suivi scientifique et concrétisent un réel partenariat entre la profession et le milieu scientifique.